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Distanciation sociale au travail : OK, mais quelle est finalement la distance de sécurité ?

 

Dans la lutte contre la propagation du virus COVID-19, le maintien de la distance physique arrive en première position, avant l’hygiène des mains et le port du masque. Maintenant qu’1 mètre de distance suffit au lieu d’1,5 mètre dans les maisons de la culture, on est en droit de se demander quelle distance est considérée comme « sûre ».

Dans la lutte contre la propagation du virus COVID-19, le maintien de la distance physique arrive en première position, avant l’hygiène des mains et le port du masque. Maintenant qu’1 mètre de distance suffit au lieu d’1,5 mètre dans les maisons de la culture, on est en droit de se demander quelle distance est considérée comme « sûre ».

Chaque pays a des directives différentes. En France, un mètre suffit, chez nous et chez nos voisins du Nord, c'est 1,5 mètre (les Néerlandais ont même inventé un mot pour cela : anderhalvemetersamenleving) et de l'autre côté de la Manche, les Britanniques estiment que la distance minimale de sécurité est de deux mètres. Ces distances physiques spécifiques reposent sur d’anciennes découvertes scientifiques. Les premières datent de 1897. À l’époque, on faisait parler, tousser ou éternuer les sujets, et on observait, par le biais d’échantillons prélevés sur du verre, jusqu'où les gouttelettes respiratoires visibles se diffusaient.

Au milieu du siècle dernier, les scientifiques ont utilisé des images vidéo en gros plan pour montrer que les plus petites gouttelettes se déplacent parfois sur une distance de 6 à 8 mètres. L'émission de télévision pseudo-scientifique Lichaam van Coppens a d'ailleurs réitéré ce test il y a quelques années. En plus de la puissance des émissions respiratoires ou des éternuements, la ventilation de la pièce et les modèles spécifiques de circulation d'air semblent également être importants. Il existe bien sûr d'autres facteurs qui déterminent le risque de contamination, comme le type de virus ou la sensibilité du récepteur.

Nous énumérons ci-dessous les principaux risques de contamination.

1. Risque basé sur l’activité respiratoire

En expirant, nous produisons de l'air humide. En parlant, criant, chantant, toussant et éternuant, nous créons encore plus d'air expiré chaud, humide et puissant qui contient des gouttelettes respiratoires. On peut comparer cela à un nuage. Les gouttelettes se déplacent alors plus rapidement, restent concentrées et peuvent atteindre 7 à 8 mètres en quelques secondes. Ceci explique, par exemple, la contamination de 32 choristes à Washington, bien qu'ils aient maintenu une distance suffisante. C’est aussi la raison pour laquelle les centres de fitness, les églises, les salles de concert et les autres lieux où les gens chantent, halètent ou parlent fort ont été fermés.

2. Risque basé sur la ventilation

Dans un environnement (extérieur) bien ventilé, les gouttelettes respiratoires s'amenuisent et tombent plus rapidement. Cela réduit considérablement le risque de transmission. Une étude japonaise estime que le risque de transmission à l'intérieur est jusqu'à 18,7 fois plus élevé qu'à l'extérieur.

L'apport d'air frais est donc important Pour vous donner une idée : dans les pièces mal aérées, les gouttelettes peuvent rester jusqu'à 14 minutes en suspension dans l'air. Avec une bonne ventilation, c'est moins de quatre minutes. La circulation de l'air dans une pièce est un autre aspect. Ainsi, plusieurs personnes ont été contaminées dans un restaurant alors qu'elles n'avaient eu aucun contact physique direct et se trouvaient à plus de 4 mètres de la personne infectée. Mais il s'est avéré qu’elles étaient installées dans un courant d'air.

3. Risque basé sur d’autres facteurs

Les masques buccaux sont d'autres facteurs qui déterminent ou réduisent le risque. Plus précisément le type de masque et la façon dont ils sont portés (devant la bouche et le nez). Entre-temps, on peut affirmer que tout type de masque réduit au moins le risque, car il réduit la force d'émission des gouttelettes respiratoires.

Il est par ailleurs évident – mais il faut quand même le mentionner – que le nombre de personnes présentes dans une pièce est aussi un facteur de risque. Les entreprises qui autorisent la moitié de leurs collaborateurs à télétravailler réduisent de moitié le risque potentiel de contamination. Et le fait qu'ils se déplacent beaucoup ou qu'ils doivent tous rester à leur bureau joue également un rôle. Toutes ces influences environnementales réunies sont complexes et peuvent probablement se renforcer mutuellement.

Développement d’un modèle de risque

Comme nous entrons progressivement dans la période plus froide et plus sombre de l'année, il est intéressant d'intégrer tous les aspects ci-dessus dans un modèle de risque. Cela vous permet de faire une estimation relative du risque faible, moyen ou élevé dans différentes situations, et de prendre plus rapidement les mesures appropriées. Ce modèle peut ressembler à ce qui suit.
 

Un mètre, un mètre et demi ou deux mètres : la différence ne joue pas vraiment un grand rôle. Mais plutôt que de se contenter d'examiner ces règles de distanciation physique, il serait préférable de réaliser une analyse des risques dans votre organisation comme décrit ci-dessus – par pièce ou non – sur base de laquelle vous pourrez ensuite élaborer des recommandations graduelles. Cela offrirait une meilleure protection dans les situations à haut risque, mais aussi une plus grande liberté dans les situations à moindre risque. En conséquence, les gens seraient moins vite lassés du coronavirus et un retour à la « bonne vieille normalité » deviendrait envisageable dans certains domaines de la vie sociale et économique.

 

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