Edelhart Kempeneers, Directeur médical chez Attentia
 

La saison pollinique de 2021 a démarré très tôt avec la floraison des aulnes et des noisetiers à la mi-février. Les personnes souffrant du rhume des foins qui y sont sensibles seront souvent prises d’éternuements et auront le nez qui coule, une toux sèche accompagnée d’un mal de gorge et, parfois, une sensation d’étouffement et de fatigue. Comment faire la différence avec le COVID-19 et que peut-on y faire ? 

Le réseau de surveillance aérobiologique national AirAllergy de l’Institut Sciensano a annoncé le 16 février le début de la saison pollinique 2021 : les premiers pollens de l’année sont issus de l’aulne et du noisetier. Le taux de pollen dans l’air augmentera probablement à mesure que les conditions météorologiques changent. Généralement, l’aulne et le noisetier produisent la plus grande partie de leur pollen à la mi-mars. 

Les personnes qui y sont sensibles développent des symptômes allergiques. Ces symptômes diffèrent d’une personne à l’autre, mais les éternuements et l’écoulement nasal font partie des symptômes courants du rhume des foins. En effet, le pollen présent dans l’air irrite les muqueuses nasales et les voies respiratoires. Cela peut également provoquer une toux sèche et le mal de gorge qui l’accompagne. L’essoufflement est un symptôme moins courant du rhume des foins. Les symptômes nasaux peuvent rendre la respiration plus difficile, se traduisant par un essoufflement. La fatigue qui accompagne le rhume des foins est liée au système immunitaire. Étant donné que les mastocytes entrent en « conflit » avec le pollen, le corps passe en mode défensif. Cela peut entraîner une fatigue de l’organisme en raison de cette réaction physique soutenue. 

 

La plupart des gens qui souffrent du rhume de foins reconnaissent eux-mêmes leurs symptômes. Mais en cette période de coronavirus, ceux-ci peuvent plus que jamais être source d’inquiétude. Une inquiétude que peuvent certainement partager les personnes à proximité si elles ne savent pas que quelqu’un souffre du rhume des foins. Lorsque l’on éternue ou tousse beaucoup, les gens pensent immédiatement au Covid. Comment faire la distinction ? La fièvre est le principal symptôme différenciateur. Contrairement à ce que son nom laisse supposer, le rhume des foins ne s’accompagne pas de fièvre, à l’inverse du coronavirus. La manière d’éternuer est, elle aussi, différente : dans le cas du rhume des foins, l’éternuement est précédé d’une sensation de chatouillement dans le nez, ce qui n’est pas le cas du Covid. 

Néanmoins, la différence est parfois insignifiante. Toutes les personnes atteintes du Covid ne développent pas forcément de fièvre. Et les personnes souffrant du rhume des foins peuvent être porteuses du virus SARS-CoV-2 sans le savoir, et projeter des gouttelettes infectées dans l’air lorsqu’elles éternuent. C’est pourquoi il est conseillé que les personnes souffrant de rhume des foins commencent immédiatement le traitement, avant même l’apparition des premiers symptômes. Commencer la prise de médicaments contre le rhume des foins de manière précoce permet non seulement d’éviter les symptômes désagréables, mais peut également se révéler utile lorsque vous sortez et effrayez les autres par votre toux et vos éternuements. Vous pouvez en outre avoir été contaminé par le virus SRAS-CoV-2. 


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