Au cours de sa 108e session, l'Organisation internationale du travail (OIT) a adopté une convention complétée d'une recommandation en vue de lutter contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Cette convention, qui porte le numéro 190, doit être ratifiée avant d'entrer en vigueur en Belgique. 

Elle prévoit en substance que chaque État membre doit adopter une approche intégrée et inclusive pour prévenir et éliminer la violence et le harcèlement au travail, entre autres en interdisant toute forme de violence ou de harcèlement, en développant une stratégie en matière de prévention et en protégeant les victimes par des mécanismes de recours, l'octroi d'indemnités et un soutien.

La convention reprend par ailleurs une liste des éléments constitutifs des comportements de violence et de harcèlement afin que les États les intègrent dans la définition de ces notions dans leur législation relative au travail.

Les textes disposent que les employeurs doivent mettre en place une politique sur le lieu de travail, qui est décrite en détail dans la recommandation. À cet égard, les employeurs sont incités à tenir compte de la violence et du harcèlement dans la gestion de la sécurité et de la santé au travail, à évaluer les risques qui y sont liés et à prendre des mesures préventives.

L'importance de l'implication d'organisations représentatives d'employeurs et de travailleurs et du rôle des États membres pour soutenir la concertation collective est également mise en avant.

Les textes de l'OIT portent spécifiquement sur :

  • la violence et l'intimidation liées au genre ;
  • la protection des personnes travaillant dans le secteur de l’économie informelle ;
  • les conséquences de la violence domestique dans le monde du travail.

 

Sources

 

Information complémentaire

 

 


Plus de nouvelles à propos de: Prévention et protection au travail , réglementation du travail , risques psychosociaux