Pour gérer les risques sous un angle positif, il convient de ne pas uniquement mettre l'accent sur leurs conséquences néfastes, mais aussi de s'intéresser aux opportunités qu'ils font naître. Contrairement à une approche exclusivement focalisée sur les problèmes potentiels, cette stratégie motivera les collaborateurs.

Lorsqu'elle est abordée sous un angle positif, la gestion des risques fait davantage d'adeptes. Une telle approche ne recourt pas uniquement à d'interminables listes de risques, mais bien à des listes de risques et d'opportunités. Les conseillers en prévention doivent davantage considérer les risques ET les opportunités comme « l'effet de l'incertitude sur la réalisation des objectifs / des performances ». De même, on s'intéressera, dans le cadre des différents processus (processus primaires, d'appui et de gestion), aux incertitudes qui auront des conséquences positives ou négatives sur les performances en matière de santé et de sécurité (objectifs).

 

Conseils pour une approche efficace des risques au sein d'une organisation

CONSEIL N° 1
Keep it simple : évitez les listes de risques interminables, les pléthores de directives, les procédures et méthodes de gestion compliquées En d'autres termes, évitez de faire dans l'excès et de compliquer les choses. La gestion des risques n'est pas un amas composé de dossiers et de fichiers Excel.

CONSEIL N° 2
Évitez de quantifier pour le plaisir de le faire. Chiffrer les risques donne un faux sentiment de certitude. Les valeurs de risque semblent être précises, alors qu'en réalité, les nombreuses suppositions et interprétations font qu'il n'en est rien.

CONSEIL N° 3
L'identification et l'évaluation des risques, tout comme le processus décisionnel lié à leur acceptabilité et / ou au choix des mesures, ne sont pas importantes. Ce qui l'est, c'est le fait de faire le nécessaire pour maîtriser ces risques.

CONSEIL N° 4
Responsabilisez les collaborateurs au sujet des risques. Expliquez-leur clairement qui est responsable de tel ou tel risque. C'est le line manager, et non le conseiller en prévention, qui doit gérer les risques.

CONSEIL N° 5
Mettez en place un système dynamique. Les risques évoluent constamment : les causes et les conséquences changent. Passez donc régulièrement en revue la roue de Deming (PDCA).

 

Source

  • Jan Dillen, senTRAL Actualités, 5 juin 2019

 

 


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