Gand - Le Belge moyen se sent heureux au travail. Les résultats d’un sondage effectué par iVox, à la demande du spécialiste RH et Bien-être Attentia, en attestent. Fait remarquable: l’argent ne fait pas forcément le bonheur. En effet, la majorité des 1.000 personnes actives interrogées estiment que les collègues et une bonne ambiance de travail sont plus importants que le salaire pour bien se sentir dans son univers professionnel.

A quel point les Belges sont-ils heureux au travail?

Une large majorité des collaborateurs ayant participé à l’étude (77,8%) indiquent qu’ils sont heureux au travail. Plus d’un quart d’entre eux (26,9%) se disent même totalement satisfaits. Par contre, près d’une personne sur cinq (18,8%) affirme ne pas se sentir heureux.
Guy Van Hauwermeiren, directeur Consulting chez Attentia, commente ces chiffres: « Quatre collaborateurs heureux sur cinq, ce n’est certainement pas un mauvais score. Il n’y a par ailleurs rien d’invraisemblable à ce qu’une personne sur cinq ne soit pas heureuse au travail. Le contexte peut changer, tout comme la personne. Les entreprises veulent sans cesse se réinventer. Si vous n’êtes pas ouvert au changement, le risque est grand que vous vous sentiez de temps à autre malheureux dans votre contexte professionnel. »

Qu’est-ce qui rend les Belges heureux?

L’étude a permis de dégager trois facteurs que les Belges actifs estiment clairement importants:

  1. Collègues et ambiance au travail, faire partie d’une équipe 21,7%
  2. Equilibre travail-vie privée 17%
  3. Teneur du travail 14,5%

Ce sont surtout les femmes qui pointent les facteurs Collègues et Ambiance au travail en première position (25,7%), bien que les hommes y voient également le principal facteur de bonheur au travail (18,6%). De même, les femmes attachent un peu plus d’importance à un bon équilibre entre travail et vie privée. Par ailleurs, 9,4% d’entre elles, soit trois fois plus que les hommes, estiment que des heures de travail flexibles sont essentielles.

« Le capital social est clairement un paramètre très important », déclare Guy Van Hauwermeiren. « Si vous êtes accepté(e) et respecté(e), si vous pouvez établir des relations avec vos collègues, si vous faites partie d’un cadre plus vaste, et si vous pouvez avoir un impact sociétal, vous ne pouvez qu’avoir le sentiment de vous épanouir et vous êtes dès lors heureux à votre poste. »

Quid du salaire?

Le salaire échoue de justesse à la quatrième place mais il faut souligner ici que les hommes lui donnent plus de poids que les femmes (15% contre 7%). « On reconnaît là, malheureusement, la traditionnelle répartition des rôles », déclare Guy Van Hauwermeiren. « Une proportion plus importante de femmes accordent davantage d’importance à des relations émotionnelles tandis que les hommes adoptent un point de vue plus rationnel en mettant l’accent sur ce qui atterrit dans leur poche à la fin du mois. »

Un autre élément significatif est le fait que le salaire apparaît comme le facteur le plus important pour 18,3% des collaborateurs qui disent ne pas être heureux. Une courte majorité des personnes interrogées (38,5%) aimeraient par ailleurs pouvoir déterminer elles-mêmes la composition de leur rémunération (principe du salaire flexible).

« Bien entendu, le salaire doit être valable », explique Guy Van Hauwermeiren. « La stabilité et la tonicité d’un environnement de travail exigent en effet que les gens puissent payer leurs factures à la fin du mois. Toutefois, rares sont les gens qui changent de travail en raison de leur salaire. Le salaire est surtout un facteur important pour les collaborateurs qui estiment qu’ils travaillent nettement plus dur que ce qu’on attend d’eux. »

Equilibre travail-vie privée

La majorité des participants à l’étude (80%) parlent d’un bon équilibre travail-vie privée. « Si l’on permettait aux gens de choisir entre beaucoup d’argent et un bon équilibre travail-vie privée, ils choisiraient plus volontiers l’équilibre », commente Guy Van Hauwermeiren. « C’est là quelque chose que l’on remarque tout particulièrement chez les jeunes et nouveaux collaborateurs qui ont vu comment leurs parents travaillaient. Ils veulent avant tout réussir leur équilibre travail-vie privée. Les anciennes générations, qui ont travaillé dur, veulent désormais elles aussi davantage d’équilibre. Elles se rendent compte que le travail n’est pas la seule chose qui importe. »

« Quand on voit comment les jeunes se sont engagés, ces dernières moins, en manifestant pour le climat, on ne peut que se rendre compte combien l’impact sociétal est essentiel à leurs yeux. Et qu’ils ne tiennent donc plus uniquement compte de l’aspect rationnel du travail. »

Le contenu du travail

Pour terminer, soulignons que la teneur du travail - sans surprise - est elle aussi considérée comme importante. « Chacun ou chacune désire apporter une valeur ajoutée. Si vous mettez de l’énergie dans ce que vous faites et que cela n’a au final aucun impact, vous n’en tirerez aucune satisfaction. »

Pour une partie des collaborateurs, un autre facteur important qui détermine le sentiment de bonheur est la possibilité de prendre soi-même des décisions et de mener à bien des projets. On constate que les personnes qui pointent l’autonomie en première place (9,4%) sont trois fois plus nombreuses à se dire heureuses au travail. Petite observation logique à cet égard: ce sont essentiellement les personnes détentrices d’un diplôme d’études supérieures (11,1%) qui y attachent de l’importance— soit deux fois plus que celles affichant un degré de qualification moindre.

Comment rendre les collaborateurs heureux au travail?

Des collaborateurs heureux sont d’une importance cruciale pour la réussite d’une entreprise. Ils seront en effet automatiquement plus performants. En tant qu’employeur, vous pouvez veiller à favoriser un contexte adéquat:

  • en créant davantage de valeur ajoutée pour les collaborateurs, de telle sorte qu’ils puissent contribuer à changer les choses
  • en communiquant de manière ouverte et transparente ; cela induit un sentiment d’appartenance
  • en donnant la possibilité aux collaborateurs de découvrir leurs propres talents par le biais de l’accomplissement personnel
  • en leur donnant un sentiment de responsabilité, de même que le droit de décider par eux-mêmes
  • en garantissant un espace de travail sécurisé, tant physiquement que psychologiquement ; autrement dit, en donnant l’opportunité aux collaborateurs de signaler défis et problèmes sans avoir peur d’être sanctionnés.

L’employeur ne peut bien entendu tout assumer seul. « Le collaborateur demeure avant tout celui qui a son propre bonheur en main », souligne Guy Van Hauwermeiren. « Quiconque ne se sent pas bien peut soit se contenter d’attendre que les choses s’améliorent ou se mettre de lui-même en quête d’un nouveau défi. Chaque personne dispose de nombreuses compétences. Parfois elles ne correspondent pas au travail que l’on preste. Il s’agit alors d’assumer son propre bonheur. »

Pour les besoins de cette étude sur le bonheur au travail, 597 salariés néerlandophones et 403 francophones ont été sollicités. Parmi eux 562 hommes et 438 femmes. Les personnes interrogées travaillent aussi bien pour de petites que pour de grandes entreprises et exercent toutes sortes de professions. Le groupe le plus important était constitué d’employés (46,3%). Environ la moitié de tous les participants travaillent dans une entreprise employant plus de 250 personnes.

Le Bien-être et le bonheur de vos employés commencent par un lieu de travail sûr et sain.

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