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Une voiture de société? Laissons le soin à l’employé de décider !

Une voiture de société? Laissons le soin à l’employé de décider !

En réponse à l’article récent au sujet du nombre croissant de voitures de société paru récemment dans le Tijd, notre Tax & Legal Consultant Yves Labeeu nous donne son point de vue. Cette augmentation découle des derniers chiffres en date du Service Public Fédéral Mobilité et Transports et de la FEBIAC, la fédération belge de l’automobile et du cycle.. Bien que la progression soit moins accentuée qu’au cours des années antérieures, voilà qui apporte de l’eau au moulin des adversaires de la voiture de société. Toutefois, une croissance, même minime, du nombre de nouvelles voitures de société n’est pas nécessairement une mauvaise chose en soi.

Certes les embouteillages se font plus longs de jour en jour. Mais les attribuer à la seule voiture de société a un petit côté réducteur. Plusieurs facteurs sont en effet en cause tels que la croissance de l’économie et l’augmentation des personnes actives, qui doivent toutes se rendre à leur travail. Ajoutons-y encore par exemple l’énorme augmentation, ces dernières années, du nombre de camionnettes. Environ 800.000 de ces véhicules sont actuellement en circulation. Pas moins de 80.000 sont venus s’y ajouter en 2017, ce qui représente une augmentation de 14% par rapport à l’année antérieure.

On oublie par ailleurs souvent le côté positif des voitures de société. Une voiture de société procure davantage de pouvoir d’achat puisqu’elle peut signifier un regain de revenu net disponible pour un même coût côté employeur, avec, pour ce dernier, moins de coûts que l’équivalent en salaire net. Les voitures sont également plus sûres, moins énergivores et plus propres dans la mesure où les voitures de société sont généralement des véhicules plus jeunes. La durée de vie d’une voiture de société est en moyenne de quatre ans tandis que les particuliers conservent leur véhicule plus longtemps. Par ailleurs, les entreprises placent la barre plus haut chaque année. Là où la norme d’émission, voici quatre ans, était par exemple de 104 grammes de CO2, elle a été ramenée à 99 grammes. Je suis toujours surpris, lorsque je circule en France, de voir le type de vieilles voitures qui continuent de fréquenter les routes.

 

Chers responsables politiques, les entreprises n’attendent pas

La “voiture-salaire” n’est sans doute pas l’idéal mais les solutions alternatives se multiplient. Les entreprises en recherchent de nouvelles, de leur propre initiative. En effet, elles ne peuvent plus attendre patiemment que la législation au sujet du budget mobilité ou du cash for car soit enfin édictée et n’essuie plus les observations du Conseil d’Etat.

Dès à présent, des entreprises proposent de réelles alternatives par le biais d’une rémunération variable ou de ce qu’on appelle des plans cafétéria comportant un volet mobilité. A budget égal, une alternative existe donc bel et bien pour une entreprise, sans surcoût. Cela peut aller d’une voiture plus petite, associée à une vélo d’entreprise. Ou un surclassement de l’abonnement de train pour voyager en première classe. Ou encore la possibilité pour des employés qui disposent d’un budget fixe Voiture de société et qui sont tentés de choisir des options supplémentaires - par exemple, des sièges en cuir - pour arriver au budget global, d’abandonner ce scénario au profit d’un vélo.

Des formes embryonnaires de micro-mobilité voient dès à présent le jour dans certaines sociétés. Dans la mesure où les embouteillages se manifestent souvent dans les derniers kilomètres menant au lieu de travail, les employés sont encouragés à laisser la voiture en périphérie de la ville et à parcourir le last mile sur un vélo pliant, une trottinette électrique logée dans le coffre, ou en empruntant les transports publics. C’est bien là tout l’attrait de la chose: chacun peut choisir la solution qui convient le mieux à sa situation spécifique.

 

On peut y voir une équation gagnant-gagnant: l’employé choisit ce dont il a besoin et ce qui est bon pour son bien-être tandis que l’employeur ne subit aucun surcoût.

 

Ne traitez pas le salaire à la manière d’un produit toxique

La chose est donc bien plus complexe qu’un appel à l’abolition des voitures de sociétés. Dans certains secteurs ou catégories professionnelles, la voiture de société est aussi une question de concurrence. Quelle société pourrait tenter de recruter des informaticiens sans proposer une voiture de société dans l’offre de rémunération? Même s’ils ne doivent jamais quitter les locaux de l’entreprise, cet avantage figure bien souvent d’office dans leur rémunération.

Il est logique que de tels scénarios se produisent et que les entreprises se mettent en quête d’alternatives pour un surcroît de salaire. En effet, le taux de taxation du salaire est actuellement très élevé. Les prélèvements sur salaire devraient être allégés. Les pouvoirs publics abordent aujourd’hui le sujet comme s’il s’agissait d’un produit toxique. Il est normal que des taxes élevées soient appliquées sur des produits à base de tabac mais ce l’est beaucoup moins quand on parle de salaire, vous ne trouvez pas? Si les pouvoirs publics parvenaient à réduire et à maîtriser leurs propres dépenses, la pression se ferait automatiquement moins forte sur les salaires. Et les entreprises pourraient éventuellement ne plus devoir proposer de voiture de société.

 

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